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Morceaux choisis : Comment l’Université construit des profils atypiques

Portraits

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02/02/2018

Lieux de croisement des disciplines, de spécialisations, d’échanges internationaux, l’Université de Strasbourg, comme les autres universités, est un creuset de profils atypiques. Les uns sautent dans une autre discipline, d’autres, avides de connaissances engrangent les diplômes, d’autres encore se laissent guider par leurs envies, hors des sentiers battus…

Double profil : ingénierie et management

L’Université permet à ceux qui le désirent de se forger un profil à double compétence. Des profils recherchés, en particulier ceux qui mêlent ingénierie et management, comme ceux des Brésiliens Joao Paulo Vieira Bonifacio et Guilherme Baumgarten. Tous deux diplômés en génie électrique au Brésil, ils sont venus en France pour obtenir un master à Telecom Physique Strasbourg, puis un master administration des entreprises à l’EM Strasbourg, grâce à la passerelle du parcours ingénieur-manager.

Deux masters plutôt qu’un

Parmi ceux qui aime les doubles diplômes, Joris Aivohozin, contrôleur de gestion, a tenu à obtenir deux masters - en contrôle de gestion et en audit financier opérationnel - tous deux à l’EM Strasbourg. « Avec mes deux masters, j’éveille l’intérêt des employeurs. J’ai toujours été en haut de la pile et je n’ai jamais passé plus d’un mois en recherche d’emploi » disait-il.

La juriste Ewa Gosal est aussi atypique, avec ses deux masters en espagnol et en droit, ses deux  Erasmus, ses expériences dans les ambassades au Moyen-Orient et dans les organisations internationales, ses cinq langues courantes….


Des scientifiques juristes en propriété intellectuelle

Julien Villa, qui conseille les start-up françaises à New-York en matière de brevets, fait fructifier sa double culture : française et américaine, scientifique et juridique. Il a un DEA en mathématiques de l’Université de Strasbourg et le diplôme du CEIPI (Centre d'études internationales de la propriété intellectuelle à Strasbourg) en propriété intellectuelle.


Denise Hirsch, directrice de la propriété intellectuelle et des partenariats institutionnels, chez Inserm Transfert, a aussi un profil rare et pointu, façonné par un DEA de biochimie, puis une maîtrise de droit obtenue en cours du soir, et le diplôme du CEIPI. Elle a été repérée à trois reprises par des chasseurs de têtes qui lui ont proposé ses différents postes, dont l’actuel, pour la « prestigieuse » institution qui la faisait rêver. « L’université construit des profils riches, non formatés » disait-elle. 


Sciences de la vie et marketing ou gestion de projets

Stéphanie Kremser est aussi scientifique de formation (DUT et licence de biologie à l’Université de Strasbourg), mais peu satisfaite, elle a voulu elle aussi ajouter une corde à son arc. Avec son équivalent de maîtrise en marketing, management et stratégie internationale, elle est devenue directrice marketing.

Autre trajectoire atypique, Marie Kneib s’est formée à la gestion de projets à la Faculté des sciences économiques et de gestion (master 2 Ingénierie de projets innovants) après son doctorat en neurosciences de l’Université de Strasbourg, avant de travailler dans la communication. Elle coordonne aujourd’hui une association régionale de protection de l’environnement.


Electrons libres

Parmi les alumni de l’Université de Strasbourg, il  y a aussi des électrons libres comme Julie Waeckerli. Philosophe de formation, auteure de thrillers à 24 ans, elle a choisi de se former comme éducatrice spécialisée, par apprentissage, « pour se confronter à la vraie vie ». La philosophie a construit la personne qu’elle est, sa conception de la vie et nourrit son inspiration.

Aurore Py est auteure également, diplômée de théologie catholique, après avoir été professeure de français langue étrangère, correctrice. Elle expliquait qu’elle préférait se laisser porter par la vie plutôt que de faire des plans de carrière. Elle cueille le jour et conseille de « toujours aller voir », selon l’expression de Jacques Brel, de se laisser guider par sa curiosité et le hasard.


C’est visiblement aussi le cas de Benjamin Bohn, directeur d’un studio d’effets spéciaux et de réalité augmentée en Islande. Rien ne prédestinait ce diplômé d’un DUT de génie mécanique (Metz) et du CUEJ de Strasbourg à cette carrière dans l’univers virtuel ! Et pourtant si, son parcours en témoigne. « Les études ne déterminent pas la vie entière. Il faut parfois prendre le risque de tourner la page et de laisser des choses derrière soi pour découvrir d’autres voies. Nous sommes constamment en train de construire notre expérience. Il faut parfois se laisser guider par le vent… »

Enfin, Claire Batisse, est la preuve, que tout n’est pas déterminé par sa formation initiale et tout s’acquiert avec l’expérience (VAE), même un doctorat en biologie !


Stéphanie Robert

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