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Stéphanie Kremser : sciences de la vie et marketing

Portraits

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08/12/2015

Stéphanie Kremser a fait de sa double compétence un atout. Comme d’autres, elle a ajouté une autre corde à son arc scientifique, après une première expérience professionnelle peu satisfaisante. Chez Anadiag, elle a gravi les échelons pour devenir directrice marketing.

Stéphanie Kremser a étudié les sciences en formation initiale, elle se voyait travailler en blouse blanche à la paillasse dans un laboratoire de microbiologie. Après son DUT en génie biologique à l’IUT Louis Pasteur de l’Université de Strasbourg en 2001, elle entreprend mais interrompt une licence de biologie, qu’elle trouvait alors trop théorique. Sa première expérience professionnelle, comme technicienne de laboratoire en contrôle qualité, ne la satisfait pas, trop solitaire et pas assez diversifiée pour elle. La réalité du métier n’est pas celle qu’elle imaginait : dans son cas, l'automatisation des process avait pris le pas sur les manipulations à la paillasse. 
Pour y échapper, elle « joue la carte de la double compétence » et intègre l’ISEG, l’école privée de commerce où elle obtient, en alternance, l’équivalent d’une maîtrise en marketing, management et stratégie internationale. Elle entre chez Anadiag, à Haguenau, pour son stage de fin d’études qui la recrute ensuite comme assistante commerciale. C’est dans cette société qu’elle va mener en grande partie sa carrière comme responsable puis directrice marketing.

Autorisation de mise sur le marché
Anadiag est un groupe qui réalise, pour le compte des fabricants, des prestations scientifiques,  agronomiques et règlementaires dans le cadre des dossiers d'autorisation de mise sur le marché des produits phytosanitaires en Europe. Comme directrice marketing, elle participe au développement de nouveaux services en fonction des besoins des clients et de la réglementation européenne, elle définit la stratégie marketing, analyse le marché, suit les ventes, élabore les outils de communication et réalise des études pour le développement du groupe. « Je n’ai pas deux jours qui se ressemblent » dit-elle. Elle aime la diversité de ses tâches, ainsi que la dimension internationale puisque le groupe a 12 filiales en Europe. « J’aime évoluer dans un domaine scientifique, je ne me verrais pas faire du marketing pour l’industrie du coton par exemple. Je peux mettre à profit ma double compétence. »

Break australien
En 2012, à 32 ans, elle s’octroie une année sabbatique pour un séjour à l’étranger, avec la volonté de « redistribuer les cartes » après une période de travail très intense. Elle voyage pendant 6 mois dans la zone Asie-Pacifique (Indonésie, Nouvelle-Zélande, Thaïlande, Malaise…) et travaille pendant les 6 autre mois comme aide-soignante et agent administratif dans un hôpital de l’ONG Caritas Care en Australie. Elle s’occupe de personnes âgées ou en fin de vie, une expérience très riche sur le plan humain, dont elle mesure les bénéfices aujourd’hui : « C’était un challenge personnel, pour voir ce dont j’étais capable loin de mon confort, de mon réseau personnel. J’ai gagné en confiance en moi, je me sens capable de toujours rebondir, j’ai davantage pris conscience de mes ressources. »
Stéphanie Robert

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