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Saïda Théophile : un quotidien multiculturel et multilingue

Portraits

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02/07/2014

Après ses études en lettres et langues arabes, puis en droit, Saïda Théophile est entrée il y a 15 ans au Conseil de l’Europe. Cette amoureuse des langues et des cultures étrangères, avide de connaissances et d’ouverture, s’y investit professionnellement et bénévolement.

 

« Pour reprendre la formule d’un de mes collègues : ʺNous avons la chance d’être payés pour être idéalistesʺ. C’est formidable. Je suis convaincue par la dimension européenne et par la portée de l’action du Conseil de l’Europe. Aujourd’hui, on est européen avant d’être français. J’ai des collègues russes, italiens, slovènes, autrichiens… C’est une chance unique d’évoluer dans cet environnement multiculturel et multilingue » se réjouit Saïda Théophile. Elle a rejoint l’institution européenne en 1999, grâce à une mission d’interim au service presse, pour gérer la base de données des journalistes. Elle évolue à la direction de la communication et participe ensuite à la création et à l’animation du portail internet du Conseil de l’Europe.

Depuis 2006, elle est chargée de communication institutionnelle au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, une assemblée de 636 élus, représentants des collectivités territoriales des 47 pays membres. Au sein d’une équipe de trois personnes, elle est chargée du site web, des ressources documentaires en ligne, des publications institutionnelles. Outre son activité professionnelle, Saïda Théophile s’investit bénévolement. Elle a initié un cours d’arabe et l’a assuré pendant deux ans. Elle est aujourd’hui présidente de l’Amicale du Conseil de l’Europe, son moteur étant « le partage, l’échange et l’ouverture ». Cette association de plus de 3000 membres (personnels de plusieurs institutions européennes) propose pléthore d’activités culturelles et soutient des initiatives citoyennes locales.
 

« La voix sacrée »

Première de sa famille à obtenir le bac et à suivre des études supérieures, elle opte par sécurité pour un BTS en secrétariat trilingue, avant de rejoindre l’Université de Strasbourg en 1987 pour un DEUG, une licence et une maîtrise en langues vivantes étrangères, mention arabe. Grâce à une bourse du ministère des Affaires étrangères, elle passe deux séjours universitaires d’un an, en Syrie et en Tunisie, pour y étudier la langue et les lettres arabes. Des expériences « extraordinaires ». Tout en étant salariée, elle enchaîne avec des études de droit jusqu’en maîtrise.

Elle évoque ses années étudiantes avec un grand enthousiasme. « Pour moi, tout était extraordinaire, du début à la fin. J’ai découvert l’université avec des yeux grands ouverts, en dévorant tout ce qui pouvait m’être proposé. Pour mes parents qui n’ont pas pu en suivre, les études représentaient la voie sacrée. Pour moi, être assise dans un amphithéâtre à écouter un cours magistral, c’était formidable ! ». Elle se souvient encore de la première fois où elle est entrée au Palais universitaire. « Ca me semblait fabuleux : en tant que fille d’ouvrier immigré, je pouvais venir étudier dans un palais ! J’y repense souvent quand je passe devant. Je me souviens aussi d’un prof d’arabe, avec un tel engagement, une telle fibre de la transmission, qu’il marquait le tempo de la langue avec ses pieds pour nous l’inculquer ».

Etudiante, elle aurait aimé rencontrer des anciens pour connaître leur cursus, avoir une vision moins abstraite des débouchés professionnels. Voilà pourquoi elle s’est inscrite au réseau alumni : « C’est une très bonne initiative. Et l’Université a l’intelligence de proposer des rencontres sous une forme conviviale, autour de la musique et de la culture ». Elle s’est inscrite comme marraine mais pour l’instant son agenda bien rempli ne lui laisse guère de répit !
 

Stéphanie Robert

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