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Susie Dumoulin : une double casquette à la BNU

Portraits

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18/02/2014

Depuis une petite année, Susie Dumoulin est secrétaire générale adjointe de la Biblitohèque nationale universitaire (BNU). Membre du comité de direction de la prestigieuse institution qui compte actuellement 134 agents, elle occupe un poste de cadre supérieur administratif, une posture assez rare chez les conservateurs de bibliothèque, milieu professionnel dont elle est issue. Pourtant, si son parcours peut paraître atypique, les virages qu’elle a pris se sont enchaînés au fil des opportunités, mais aussi avec une certaine logique.
 

« Je suis arrivée à Strasbourg en 1997 pour commencer mes études supérieures en histoire à l’Université Marc-Bloch. Après ma licence, je me suis engagée dans une maîtrise d’histoire ancienne. Pendant toute cette période, je n'avais pas de projet professionnel précis. Je ne souhaitais pas enseigner, j’étais plus attirée par la recherche. Mais en préparant mon mémoire de maîtrise, j’ai pris conscience que le travail de chercheur en histoire était quand même très solitaire, et que peut-être cela ne me conviendrait pas », explique Susie Dumoulin.
La vie va alors lui tendre une perche, sous la forme d’un job d’étudiant. Amenée à faire visiter les bibliothèques du campus dans le cadre d’une mission d’accueil que lui a confiée le service d’information et d’orientation (actuel Espace avenir), elle s’aperçoit de son attirance pour ce type d’équipement et se fait embaucher en salle de lecture pour l’année universitaire. « J’ai tout de suite apprécié le contact avec le public, le travail d’accueil et d’aide des chercheurs et des étudiants. » Un vrai coup de foudre, qui pousse Susie à passer les concours professionnels dans cette branche dès la fin de son année de maîtrise. La première année, elle réussit le concours d’assistant des bibliothèques et est nommée à l’Université Paris 8 (Saint-Denis), puis l’année suivante, elle réussit le très sélectif concours de conservateur. Après 18 mois de formation à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) à Lyon, elle est nommée à la BNU.


Deux fois alumni
« C’était mon choix. D’abord par attachement à Strasbourg, et puis parce que la BNU est un établissement exceptionnel. Je le connaissais pour y avoir fait un stage pendant ma formation. » Susie occupe alors différents postes, le temps de « trouver sa place », avant qu’on lui confie la formation professionnelle et la communication interne. Une seconde perche ?
« J’avais abordé les questions managériales pendant ma formation à l’Enssib, mais ce poste m’a ouvert la voie. Et là, mon établissement a vraiment joué le jeu en m'autorisant à prendre un congé de formation qui me permette de faire un master de RH à l’EM Strasbourg afin de développer mes compétences dans ce domaine. Je suis donc deux fois alumni de l’Université de Strasbourg », précise-t-elle dans un sourire. Fraîchement diplômée, Susie réintègre alors la BNU avec un poste de SGA chargée des ressources humaines. « Ce qui me plaît dans ce poste, c’est d’abord de travailler dans le public, au service du public, dans le milieu des bibliothèques et le monde universitaire. C’est tellement vrai que je continue à assurer deux heures de permanence par semaine en salle de lecture, pour garder le contact avec le public. Dans le même temps, je travaille le lien avec les équipes, et cela m'aide de connaître le métier. »


Un QG à la bibliothèque
Et d’évoquer un poste à la fois stratégique et opérationnel, doté d’une forte composante humaine (notamment pour faire de bons recrutements et accompagner les agents dans leur parcours professionnel), et d’aspects administratifs qui ne lui déplaisent pas. Une sorte de synthèse où peut s’exprimer sa double personnalité professionnelle de conservateur et de cadre administratif.
Quant à sa formation initiale à la Faculté d’histoire de Marc-Bloch, Susie Dumoulin estime qu’elle l’a bien préparée à la suite de sa vie professionnelle : « Le niveau d’exigence élevé, les qualités demandées, comme l’esprit de synthèse, la rigueur, la culture générale : tout cela m’a permis de réussir le concours de conservateur, et cette formation de l’esprit me sert chaque jour dans mon travail actuel. » Et pour boucler la boucle, elle raconte : « Le souvenir le plus fort que j’ai de cette période, c’est la bibliothèque d’histoire. J’y étais tous les matins à 8 h. Au bout de quelques temps, je connaissais tous les habitués. » Bref, un vrai QG pour Susie, était-ce prémonitoire ?

Caroline Laplane

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