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Christophe Steyer, directeur de l'Institut français de Fès, Maroc

Portraits

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26/07/2017

Culture et coopération internationale

Passionné par la culture, ce titulaire d'un DEA en musicologie de l’Université de Strasbourg a tour à tour travaillé pour la Commission Européenne, participé à la gestion de la Misha, œuvré pour la coopération internationale et la promotion de la culture française au Bangladesh, en Allemagne et au Maroc.

C'est un homme entièrement épanoui dans son travail. Et on le comprend, pour un amoureux de la culture - et des cultures-, participer à la diffusion de la langue et de la création française à l’étranger, organiser des lectures, expositions, événements ou résidences, accueillir des plasticiens ou des artistes comme Michael Lonsdale (pour une lecture au Festival des musiques sacrées de Fès), est très stimulant. « C’est passionnant de pouvoir initier et mener des projets à leur terme. C’est un poste riche et nourrissant » dit-il.

L’Institut français de Fès appartient au réseau culturel et de coopération français du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international. En tant que directeur d’une équipe de 28 personnes (sans compter la centaine d’enseignants vacataires), Christophe Steyer assure la gestion du budget et des ressources humaines, conçoit la programmation culturelle, gère les relations partenariales, pilote les équipes enseignantes. L’institut assure en effet des cours de français langue étrangère aux Marocains.

Son autre mission est l’action culturelle avec la mise en place d’expositions, d’événements, de spectacles, l’accueil d’artistes en résidence, etc. L’offre embrasse toutes les formes artistiques : danse, musique, cinéma, arts plastiques et visuels, poésie, théâtre…
 

Gérer les institutions culturelles

C’était déjà son rêve d’étudiant : la gestion d’institutions culturelles. Son premier amour est la musique, qu’il a appris enfant (piano, orgue), qu’il a présentée au bac, puis étudiée à la Faculté des Arts de Strasbourg, du Deug au DEA, de 1988 à 1994. Comme beaucoup d’alumni, ses souvenirs marquants sont ses rencontres avec des personnalités, comme celle, « déterminante » avec Jacques Viret, son directeur de mémoire en maîtrise et DEA. La sociologie, l’histoire, l’écriture et la pratique de la musique l’ont passionné. « La musique prend un place extrêmement importante. C’est à chaque fois une aventure. Elle construit, elle épanouit, elle m’aide à me sentir bien. »

Bilingue franco-allemand, il a commencé sa carrière à Saarbrücken en 1995, comme chargé de projets européens dans un organisme de formation continue. Attiré par la coopération internationale, il devient directeur adjoint de l’Alliance française de Dacca au Bangladesh, puis directeur de l’Institut français de Brême en Allemagne, avant de conforter sa double compétence avec un master 2 à l’IAE de Metz. En 2008, il travaille pour la Commission européenne, comme chargé de coopération et d’aide internationales, puis un an dans une fondation bénéficiaire.

 

« Croire à fond à ce que l’on fait »

En 2013, il obtient le concours du CNRS et devient secrétaire général de la Misha (Maison interuniversitaire des sciences de l’homme – Alsace). Il pilote la gestion administrative et financière de l’établissement pendant deux ans. Un détachement lui a permis de prendre son poste actuel à Fès en 2015.

Son conseil va donner un souffle aux étudiants : « Croire à fond à ce que l’on fait et s’investir complètement. Garder une vue d’ensemble sur l’environnement professionnel et tracer sa route vers ce à quoi l’on croit profondément. »


Stéphanie Robert

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  • musicologie
  • faculté des arts
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