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Gaël Martin-Micallef, administrateur, secrétaire auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe : « Contribuer à l’amélioration de nos institutions démocratiques »

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02.25.2025

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Juriste et politiste formé à Paris et à l’Université de Strasbourg, Gaël Martin-Micallef est au service de la prestigieuse institution du Conseil de l’Europe depuis 23 ans. Après 20 ans à la Commission de Venise où il conseillait les États membres en droit électoral, il est désormais secrétaire auprès de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l’Assemblée parlementaire. Une mission où il peut continuer à porter ses valeurs.

La Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées est l’une des neuf commissions de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Constituée de 612 parlementaires désignés par les 46 États membres, elle élabore des rapports, résolutions et recommandations visant à faire respecter les droits humains, la démocratie et l’État de droit, les trois piliers du Conseil de l’Europe.

 

Aux côtés des parlementaires

Auprès de cette commission, le juriste est, avec ses collègues, le collaborateur des 79 parlementaires qui la composent. « J’accompagne des parlementaires dans la préparation des projets de rapports, de résolutions et de recommandations. Par exemple, j’ai rédigé un rapport sur les mines et munitions non explosées comme facteur de déplacement forcé de populations, avec la question de leur retour. L’exemple le plus actuel est celui de la guerre d’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine : avec 6,5 millions de personnes déplacées, c’est le plus grand mouvement de personnes réfugiées en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale. Et l’Est du pays est rendu dangereux pour des décennies à cause des nombreuses mines présentes », raconte-il.

Il organise aussi des visites d’information pour les parlementaires, afin de comprendre les situations sur le terrain et d’en rendre compte, notamment dans le cadre de la préparation de rapports. « J’ai par exemple organisé une visite à Calais et Dunkerque, pour que les parlementaires évaluent la situation des personnes migrantes sur place, et les rencontrent, ainsi que les acteurs impliqués. Même format en Sicile, à Lampedusa. Nous avons assisté à l’arrivée d’un bateau des garde-côtes qui venait de sauver 70 migrants en mer. C’était poignant. »

 

Interculturalité

Gaël Martin-Micallef est profondément attaché aux valeurs démocratiques du Conseil de l’Europe. « Pour moi, c’est participer, modestement, à l’amélioration du fonctionnement de nos institutions. C’est passionnant. Et j’aime l’interculturalité. L’Assemblée parlementaire est une institution fascinante car elle rassemble une variété de parlementaires unique au monde, de toutes tendances politiques et issus de 46 pays » souligne-t-il.

Auparavant, de 2002 à 2022, il était conseiller juridique au secrétariat de la Commission européenne pour la démocratie par le droit, dite Commission de Venise. Spécialisé en droit électoral, il conseillait les États membres sur les lois électorales, les campagnes électorales et le financement des partis. Durant ces 20 ans, il a réalisé plus de 100 missions d’observation de scrutins.

 

Droit et sciences politiques

Gaël Martin-Micallef a étudié le droit à Paris jusqu’en licence, puis les sciences politiques en master. Alors qu’il travaillait au Conseil de l’Europe, il a repris une formation et obtenu le master professionnel Droit européen et sciences criminelles à l’Université de Strasbourg. Une formation marquante car il était entouré d’étudiants gendarmes. Inspiré par ses professeurs, il a lui-même transmis ses connaissances, entre 2011 et 2022, aux étudiants des universités de Lyon, Paris, Aix-Marseille et même en Corée du Sud, comme intervenant dans des masters de droit.

 

« Frottez-vous à l’international »

Aux jeunes générations, le fonctionnaire européen recommande la découverte de l’étranger et de l’interculturalité : « Partez pour vous frotter à l’international, que ce soit pour un stage, un job d’été, un semestre d’études ou une mission humanitaire. Les bénéfices sont multiples : la maîtrise d’une langue étrangère, les rencontres, la découverte d’autres cultures. Les voyages forment la jeunesse, dit le proverbe, et c’est très juste ! »


Propos recueillis par Stéphanie Robert

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