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Tristan Wolf : amélioration continue dans l’aéronautique alsacienne

  • 13 mai 2014
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  • Catégorie : Portraits
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  • Auteur : Service Relations Alumni UNISTRA
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  • Vu : 537 fois
Tristan Wolf : amélioration continue dans l’aéronautique alsacienne
Jeune homme positif et attaché à la dimension humaine du travail, Tristan Wolf est reconnaissant envers ses enseignants qui l’ont conseillé dans ses choix d’orientation. Aujourd’hui ingénieur qualité chez Messier-Bugatti-Dowty, il s’épanouit pleinement dans son travail.
 

« J’ai toujours eu des professeurs attentionnés qui m’ont aiguillé dans mes choix d’orientation. J’ai eu de la chance. Ils avaient une manière d’être très positive, ils nous poussaient toujours à faire mieux. Ils m’ont forgé» confie Tristan Wolf. Après son bac technologique en génie électrotechnique, il obtient en 2009 son DUT en génie industriel et maintenance à l’IUT Louis Pasteur de Schiltigheim. Deux de ses meilleures années, dit-il. « Mais je ne voulais pas me limiter à la technique, je voulais voir plus large avec la résolution de problèmes à plus grande échelle. Il fallait monter d’un niveau. » Il entre alors à l’UFR de physique et ingénierie de l’Université de Strasbourg pour sa licence et enchaîne avec un master en sciences pour l’ingénieur, spécialisé en génie industriel. « Là aussi, j’ai eu de la chance d’avoir de très bons profs avec lesquels je m’entendais très bien et qui ont compris mon projet professionnel ».

Dans cette formation, il a apprécié les relations cultivées avec le monde professionnel, via les projets étudiants, les conférences métiers ou les conférences thématiques, par exemple sur le lean management1. « Ces évènements créaient un moment de partage, une proximité ». Si sa formation s’apparente à celle d’un ingénieur, Tristan revendique fièrement son parcours universitaire. « L’universitaire a souvent l’image de dilettante, comparé aux élèves ingénieurs. Mais je constate que nous avons une capacité d’adaptation et une autonomie plus forte. Ils ont peut-être une formation plus poussée, mais dans un cadre plus strict ». Il ajoute : « Au delà des très bons moments, l’université m’a permis d’avoir un poste où je m’épanouis pleinement. »


De la résolution des problèmes à l’amélioration continue
Tristan est entré chez Messier-Bugatti-Dowty, au service qualité du site de Molsheim, grâce à son stage de master. L’usine produit des freins, des roues et les systèmes de freinage et d’atterrissage. Elle assure aussi les réparations de certains équipements d’appareils. Centenaire, elle emploie près de 900 personnes. « En tant qu’ingénieur, c’est valorisant de penser qu’on participe notamment à la construction de l’A380. Je suis très bien tombé, j’ai eu de la chance ». Il accepte une mission d’intérim de quelques mois au service retour client, en attendant la libération d’un poste. Il est en CDI depuis novembre 2012 au poste d’ingénieur qualité.

« Je dois m’assurer de protéger le client. Mon premier rôle est de délivrer un produit conforme et sécurisé. S’il y a un problème, mon rôle est de le résoudre, ce qui nécessite beaucoup de dialogues entre les différents services en contact avec le client ou les fournisseurs, la logistique, la production. » Tristan est aussi garant de la productivité : la chaîne de production doit être efficace. « Dans la continuité de résolution de ces problèmes, nous veillons à l’amélioration continue : saisir toutes les opportunités pour améliorer l’efficacité, le respect de la réglementation, la conception… »


Kaizen
Il aime l’aspect technique, la proximité avec le terrain et la dimension humaine de son travail, très présente. « J’accorde beaucoup d’importance à l’humain, à la communication. J’ai un côté force tranquille. Je me reconnais assez bien dans le terme « kaizen » qui signifie amélioration continue en japonais. La culture nippone aime la continuité. J’ai l’impression que je commence vraiment à apporter à l’entreprise et je continue à apprendre, grâce à mon manager, notamment» explique-t-il. Il envisage de poursuivre sa carrière au sein du groupe, de monter dans la hiérarchie pour manager une équipe.

Il avoue s’être inscrit un peu par hasard au réseau alumni. « L’université a pris une belle ampleur, je suis assez fier d’en être issu. Je voulais garder cette sensation d’appartenance. Et puis, si j’ai l’opportunité d’aider les suivants, ou que d’autres m’aident à progresser, tant mieux. »
 

Stéphanie Robert

1 - Méthode d’organisation du travail, originaire du Japon, visant à réduire les pertes et gaspillages, à optimiser les flux.

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