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Olivier Diebolt : la meilleure trajectoire n'est pas toujours la plus directe

Portraits

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18/02/2014

D'une maîtrise d'histoire à l'informatique de gestion, Olivier Diebolt a suivi un parcours professionnel atypique, mais riche, varié, passionnant. Certes, il lui a fallu beaucoup s'adapter, mais il a mené sa barque avec détermination et finalement trouvé sa voie. Comme quoi les études littéraires mènent à tout !

« Ces études d'histoire, cela a été pour moi une formidable formation de l'esprit. C'est grâce à elles que j'ai pu m'adapter à tous les challenges professionnels que la vie a mis sur ma route. Bien sûr, ma formation ne m'a pas préparé à l'informatique de gestion, mais elle m'a donné tous les outils intellectuels nécessaires à la compréhension de toutes sortes de métiers », explique Olivier Diebolt.

Aujourd'hui, il vit à Lyon, et travaille depuis plus de quatre ans comme « analyste application métiers » au service informatique de Doméo, filiale du groupe britannique Homeserve. Doméo est une entreprise qui vend des contrats d'assurance aux particuliers, en lien avec la distribution de l'eau. Son métier se situe à la frontière du pilotage de projet et de l'informatique. Il travaille sur l'adaptation et l'évolution d'applications « maison » en informatique de gestion. Il analyse, diagnostique, préconise des solutions, pilote les développements effectués au sein de la maison-mère au Royaume-Uni, conduit les tests et supervise les mises en production.
 

Faux départ

Une position professionnelle atypique pour quelqu’un qui, seize ans plus tôt, décrochait une maîtrise d'Histoire médiévale à l'Université Marc-Bloch, aujourd'hui intégrée à l'Université de Strasbourg. « L'Histoire, c'était ma passion depuis l'enfance, j'ai toujours adoré cela. En primaire, quand d'autres lisaient les livres de la bibliothèque verte, j'étais déjà plongé dans les livres d'Histoire ». Pour prolonger sa passion, Olivier pense naturellement à devenir enseignant dans cette matière. Tout en préparant les concours de l'enseignement, il accepte un remplacement dans un établissement privé... et s'aperçoit que ce métier n'est pas pour lui.
« Évidemment, cela m'a perturbé. Il y a eu flottement. Je me suis lancé dans une année à l'Institut d'administration des entreprises à Strasbourg, mais j'étais trop déstabilisé pour la réussir. Je n'avais aucune idée arrêtée, ni sur le métier que je souhaitais exercer, ni sur le milieu professionnel dans lequel je me voyais. On m’a proposé d’entrer dans une banque : j'ai foncé, et j'ai bien aimé ! Je suis resté sept ans dans le secteur bancaire. D'abord à Strasbourg, ensuite en Savoie, puis à Grenoble. »
 

De challenge en challenge

Intégré comme chargé de contentieux, Olivier évolue rapidement au sein de l'entreprise. À l'occasion d'une réorganisation consécutive à une fusion, il saisit l'opportunité de travailler dans la gestion de projets puis dans l’administration des applications informatiques internes. « C'était un challenge. Je percevais beaucoup d'incrédulité dans mon entourage. Mais finalement, j'y ai trouvé ma voie. J'étais assez content de prouver qu'un littéraire est capable de faire de l'informatique en entreprise. »
Parti à Lyon pour des raisons personnelles, il décroche ce job chez Doméo pour lequel son expérience à la banque l'a bien préparé. Là, un nouveau défi l'attend : il doit travailler en anglais, alors qu'il n'a plus pratiqué cette langue depuis la licence. « Je m'y suis remis sans trop de difficultés. Je me débrouille bien aujourd'hui, et mon objectif est d'être bilingue professionnellement à terme. »
De ses années d'études à Strasbourg, Olivier garde un très bon souvenir. Il souligne tout ce que sa formation lui a apporté : la curiosité intellectuelle, l’autonomie, l'esprit d'analyse, de synthèse. « C’est vrai qu'en tant que littéraire, j'ai dû pas mal batailler pour affirmer mon professionnalisme, ma capacité à tout comprendre. Mais on n'a pas de complexe d'infériorité à avoir.»

Caroline Laplane

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