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Anne-Sophie Arnold : l'intérêt d'une double compétence

Témoignages

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14/04/2014

Après dix années de recherche fondamentale dans différents laboratoires internationaux, Anne-Sophie Arnold se forme actuellement à la recherche clinique à l'aide d'un court stage de formation. Et espère augmenter ses chances de trouver un emploi dans l'industrie pharmaceutique en Suisse, sa terre professionnelle d'adoption.
 

Quel a été votre parcours à l'Université de Strasbourg ?

Après une tentative infructueuse en faculté de médecine, je me suis inscrite en deug de biologie à l'Université Louis Pasteur. Cela m'a amené en doctorat, où j'ai travaillé sur le thème de l’amyotrophie spinale infantile. Mon intérêt pour la médecine n'a pourtant jamais faibli : j'ai par la suite toujours choisi mes sujets de recherche à l'interface entre la biologie et la médecine, avec une application directe au patient.
 

Comment s'est déroulé votre passage à la vie active ?

Après ma thèse, j'ai suivi mon compagnon de l'époque en Floride. J'y ai trouvé un post-doc et découvert des conditions de travail exceptionnelles, inexistantes en France, une profusion de moyens, des locaux magnifiques, des salaires conséquents. A l'expiration de mon visa, je suis rentrée seule en Europe. J'ai intégré un laboratoire qui se montait à Zürich, en Suisse, et dont le thème principal était les différents aspects métaboliques du muscle squelettique. Tout était à faire, ça a été une expérience très intéressante. Au bout d'un an, nous avons déménagé au Biozentrum à Bâle. Après cinq ans dans cette unité de recherche, mon contrat de post-doc est arrivé à son terme en début d'année.


Qu'avez-vous mis en place pour rebondir ?

Au chômage depuis janvier, je réalise actuellement un stage de six mois à l'Unispital de Bâle, en recherche clinique. C'est là que sont les postes. La moitié du temps, je suis en contact avec les patients aux urgences et les oriente vers une étude clinique. L'autre moitié du temps, je saisis dans un ordinateur les données obtenues lors de prélèvements et réalise des statistiques.


Envisagez-vous de revenir travailler en France ?

Ma priorité est de rester en Suisse. La plus-value au niveau des conditions de travail est indéniable. J'aimerais intégrer une entreprise pharmaceutique ou de biotechnologies, en tant que chef de laboratoire. Mais pour le moment, on me répond encore que je n'ai aucune expérience en industrie. Il faudrait donc que quelqu'un me donne ma chance.


Quelles sont vos attentes par rapport au réseau Alumni ?

Ca peut être un bon moyen de se faire un réseau professionnel et de partager son expérience. Mon conseil à quelqu'un qui souhaiterait se lancer dans la recherche : faire un doctorat comportant une double casquette, ou un MBA. La recherche pure n'intéresse pas les industries, et désormais beaucoup de personnes ayant un doctorat ne trouvent pas de travail.
 

Propos recueillis par Véronique Meder
 

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