Retour aux actualités
Article suivant
Article précédent

Elise Lorteau, entrepreneuse informatique : du verbe au web

Portraits

-

27/05/2026

On imagine peu que les études de langues puissent mener aux métiers de l’informatique et du web. Et pourtant, ne parle-t-on pas de langage informatique ? C’est le cas d’Elise Lorteau, à son compte depuis cinq ans, elle crée des sites web et propose un service tout-en-un pour les entrepreneurs et associations.

 « Effectivement, je n’y pensais pas moi-même » dit-elle en souriant lorsqu’on évoque ce débouché qui pourrait surprendre après des études de langues. Originaire de la région parisienne, elle s’oriente vers la licence de sciences du langage à l’Université d’Orléans,  par appétence pour les sciences sociales : la sociologie, le développement de l’enfant, la syntaxe, la diversité des langues et des cultures… C’est là qu’elle découvre un premier lien avec l’informatique. « En linguistique, j’ai été initiée à la programmation pour pratiquer le traitement automatique du langage. Je me suis spécialisée dans cette branche en choisissant le master Linguistique, informatique, traduction à la Faculté des langues de Strasbourg. C’étaient les prémices des grands modèles de langage (LLM, Large Language Model), comme aujourd’hui ChatGPT » raconte-t-elle. 

A l’issue, elle enchaîne avec un deuxième master, toujours à la Faculté des langues, le master Caweb en 2016. Une formation pluridisciplinaire de communication web multilingue : marketing digital, référencement, développement web, gestion de projet, communication digitale, webdesign, traduction. « C’était comme une évidence » dit-elle, car la formation rejoint ses centres d’intérêt et réalisations personnelles orientées vers la communication. Elle effectue le master en alternance dans une agence web strasbourgeoise.

« Couteau suisse »

Si elle n’a pas officiellement obtenu le diplôme en raison de problèmes de santé, la formation lui a donné l’éventail des compétences pour son activité de développeuse web et communicante digitale freelance. Elle crée Léhon Studio en 2021. « Le cursus m’a permis de proposer une offre complète à mes clients avec une vision globale de la gestion de projet web » souligne-t-elle. Ainsi, dans les solutions numériques qu’elle conçoit, elle intègre le web design, le développement web, le référencement, la rédaction de contenus… Elle s’adresse en particulier aux entrepreneurs individuels et aux associations, qui préfèrent en général l’accompagnement personnalisé et souple d’une freelance à celui d’une agence. « Je suis comme un couteau suisse » sourit-elle. « J’aime résoudre les problèmes. Et encourager les initiatives qui rejoignent mes valeurs, ça donne de la consistance à mes journées ». 

Parallèlement, elle donne des cours particuliers en informatique, là encore, en offrant un accompagnement sur-mesure, de l’initiation et maîtrise de la bureautique, à des logiciels plus techniques et spécifiques (comme le système de gestion de contenus WordPress). 

Elise Lorteau a été freinée par ses problèmes de santé pendant qu’elle était étudiante. C’est pourquoi aujourd’hui elle encourage à prendre le temps nécessaire. « J’ai dû faire mon diplôme en trois ans. Ne vous en voulez pas si vos études sont plus longues. Si cela vous tient à cœur, allez jusqu’au bout ».


Propos recueillis par Stéphanie Robert

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Catherine Leflaive Revollon : Conduire la transformation digitale dans l'industrie
Portraits

Catherine Leflaive Revollon : Conduire la transformation digitale dans l'industrie

photo de profil d'un membre

Service Relations Alumni UNISTRA

24 juin

Victor Ferreira, avocat à la Cour, cabinet A&O Shearman Luxembourg : Avocat au cœur de la finance internationale
Portraits

Victor Ferreira, avocat à la Cour, cabinet A&O Shearman Luxembourg : Avocat au cœur de la finance internationale

photo de profil d'un membre

Service Relations Alumni UNISTRA

28 avril

Fadji Maina, chercheuse  : comprendre la Terre à la Nasa
Portraits

Fadji Maina, chercheuse : comprendre la Terre à la Nasa

photo de profil d'un membre

Service Relations Alumni UNISTRA

26 mars