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Connectivités interculturelles Franco-Canadiennes : Strasbourg montre l’exemple

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Club Canada

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02/12/2015

De nos jours il est difficile de résister à la tentation de voyager, de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures… Plus encore, la société actuelle nous pousse à le faire. Strasbourg en particulier rayonne à travers le monde et cela commence à l’université. Un réel partenariat existe entre Strasbourg et des villes Canadiennes telles que Montréal, Sherbrooke, Rimouski ou encore avec d’autres provinces canadiennes comme la Colombie-Britanique, l’Ontario et le Saskatchewan.

Bruno Dupeyron, professeur agrégé et vice-doyen à l’Université de Régina en Saskatchewan, nous dit « Au Canada ou ailleurs, l’essentiel est de quitter sa ville (ou pays), de la voir de l’extérieur, et de vivre dans une autre ville ».

Sophie Brajon, étudiante en doctorat en comportement animal à l’université de Sherbrooke ajoute « Peu importe le pays, je pense que le voyage ouvre l’esprit et fait mûrir. Il permet de voir ce qu’il se passe ailleurs et cela n’empêche pas de revenir un jour! ».

Cet état d’esprit touche une population grandissante. Driss Soubane est d’origine marocaine et citoyen canadien. Il est venu à Strasbourg 2 ans pour les études, entre autre pour la « solidité des infrastructures en matière de recherche scientifique ». Pour lui, « S’ouvrir aux autres cultures est généralement enrichissant. Ça aide à découvrir et apprendre de l’autre. Approfondir son expertise, communiquer avec différentes langues et accents. Mieux reconnaitre ses atouts et bien les développer ainsi que ses faiblesses pour les corriger ».

Le Canada reste un pays très attractif à bien des égards. Le pays couvre plus de cinq fuseaux horaires, son climat est très variable selon les régions, son histoire, bien que très jeune, se ressent dans l’architecture même des villes comme Montréal. Sa population est également multi-culturelle.
Perrine Gaub, française installée depuis plus de 4 ans à Montréal, nous dit par ailleurs « qu’il y a une grande affinité entre les Alsaciens et les Quebecois ».

David Lalaouna a étudié 5 ans à Strasbourg et a apprécié la qualité des cours universitaires octroyés, ainsi que l’environnement alsacien. Il s’est expatrié pour réaliser des études post-doctorales à Sherbrooke et envisage de demander une résidence permanente au Canada. Il nous dit « C’est un super pays rien que pour le tourisme. Les gens sont tellement sympas et avenants… ».

Une forte population de français vit déjà au Canada. « Il n’est pas rare lors d’expatriation de ne côtoyer que des français » nous dit Sophie Brajon. Quant à la vie au Canada, Sophie ajoute « C’est un pays très sécuritaire. Je recommande le Québec à des personnes qui aiment le plein air et la nature! Sinon, en été (de juin à août), les festivals n’arrêtent pas, impossible de s’ennuyer! Même dans des “petites” villes comme Sherbrooke, les animations l’été sont supers, de bonne qualité. Mais si les gens sont plutôt de la ville, aiment les activités nombreuses, le mieux est rester à Montréal ou Québec. En terme de travail et d’études, les cours dispensés sont poussés et complets et les conditions de travail sont rêvées pour nous les Français! Pour ceux qui ont peur de la barrière de la langue, le Québec est une bonne alternative! ».

Néanmoins, Franco Pierno, professeur agrégé à l’Université de Toronto, suggère aux Alsaciens, et aux Français de manière générale, de partir dans la partie anglophone du Canada afin d’être totalement dépaysé et d’améliorer leur bilinguisme.

Pour Elisabeth Varennes, « les français en général peuvent avoir une vision erronée du Canada en idéalisant la vie ici, et risquent de se trouver désillusionnés quand ils arrivent ». Ainsi, cette doctorante en biologie à l’Université de Rimouski conseille à toute personne voulant partir dans un autre pays de bien s’informer avant de partir.

Roman Bernard, journaliste ayant réalisé une partie de ses études au Canada, ajoute « Je conseille bien sûr aux Alsaciens d’aller au Canada, mais d’y aller par étapes pour voir si cela leur convient vraiment. Le mieux est de commencer par un stage de courte durée (d’été par exemple) puis, si cela leur plaît, d’essayer de faire un semestre ou une année en échange. Ils auront ainsi suffisamment d’éléments pour savoir s’ils veulent s’y installer après leurs études ».

Il est à noter que ce dépaysement ne convient pas à tout le monde. Ainsi Etienne Schmitt, étudiant au doctorat en sciences politiques à Montréal, nous dit « Le Canada est un pays à découvrir, mais je ne suis pas certain qu’il faille y vivre sur une longue durée. Le Québec est très nord-américain quoi que l’on y parle français. Pour avoir vécu presque toute ma vie en Alsace, ma culture et ma vision du monde sont définitivement centre-européennes. C’est peut-être pour ça que j’aime Toronto, ville dans laquelle je vais souvent : avec une vie culturelle qui ressemble plus à ce que je connaissais à Strasbourg ».

Strasbourg est une très belle ville, avant-gardiste en terme d’écologie, où « l’identité culturelle est bien présente, mais aussi et surtout l’ouverture des gens, leur simplicité et leur sincérité » prédomine, avance Sophie Brajon, bordelaise venue à Strasbourg pour son Master en Écophysiologie et Éthologie. « Strasbourg est une ville très dynamique où il y a pleins d’aides pour les jeunes (réductions pour des concerts, des spectacles et le cinéma), grâce à la carte étudiante, par rapport aux autres villes dans lesquelles j’ai vécu » ajoute t-elle.

Franco Pierno est resté 10 ans à Strasbourg. Il a étudié à la Fac des Lettres (linguistique et philologie) puis, par la suite, il a travaillé au département d’italien. Il nous dit « Ce qui m’a marqué à Strasbourg, c’est la beauté historique de la ville, la vie à la fois paisible et culturellement vivante. C’est une région qui est un carrefour de l’Europe, mais qui est aussi accueillante et pleine de charme ». Il conseille en outre de voyager vers la partie anglophone du Canda, conférant un atout linguistique qui pèche en général chez les Français.

Ainsi, le voyage façonne l’esprit, nous apprend beaucoup à commencer par nous-même. Il comble un manque, il nous permet d’apprécier à sa juste valeur son pays, sa ville, son « chez-soi ». L’université de Strasbourg donne ainsi l’opportunité de faire des échanges internationaux et de profiter de l’expérience de ceux qui sont partis pour aider à franchir le pas (Cf. http://alumni.unistra.fr).

http://ietudiantscanada.ca/connectivites-interculturelles-franco-canadiennes-strasbourg-montre-lexemple/

Crédits photos: Palais universitaire de l’Université de Strasbourg, par Catherine Schröder, Service de la Communication de l’Université de Strasbourg

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